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Retrouvez ici l’actualité scientifique en onco-dermatologie analysé par des experts. Nous remercions Eve Desmedt, Nora Kramkimel et Marie Boileau pour leurs éclairages.
Évaluation de l’efficacité d’une chimiothérapie intermittente pour lever une résistance primaire à l’immunothérapie
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 30/04/2026
L’immunothérapie (IT) a révolutionné la prise en charge du mélanome cependant 40 à 65 % des patients présentent une résistance primaire à l’IT et 30 à 40 % des patients initialement répondeurs développent une résistance acquise. Chez les patients BRAF non mutés, les traitements de 2e ligne sont alors très décevants et de nouvelles stratégies sont indispensables dans cette situation. Quelle place garde la chimiothérapie en cas de résistance à l’IT ?Membres, connectez-vous
Résultats finaux à 9 ans de l’essai comparant le nivolumab à l’ipilimumab en adjuvant.
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 30/04/2026
Les traitements par immunothérapie adjuvante (nivolumab et pembrolizumab) pour les mélanomes opérés de stade III ou IV ont l’AMM en France depuis 2018-2019. Pour le nivolumab, cela s’est basé sur les résultats initiaux de l’étude CheckMate 238 comparant le nivolumab à l’ipilimumab en adjuvant montrant une amélioration de la survie sans récidive et de la survie sans métastase à distance sous nivolumab par rapport à l’ipilimumab.Membres, connectez-vous
Profil évolutif différent des mélanomes acro-lentigineux en fonction de leur localisation initiale ?
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 30/04/2026
Les mélanomes acro-lentigineux (ALM) forment un sous-groupe rare de mélanomes, localisés principalement sur les paumes et les plantes. Certaines études suggèrent que leur risque évolutif est distinct selon qu’ils soient localisés sur les paumes ou sur les plantes.Membres, connectez-vous
Longs répondeurs à la thérapie ciblée : arrêter ou poursuivre ? Telle est la question !
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 30/04/2026
L’association de thérapie ciblée inhibitrice de BRAF et MEK (TC) a marqué un tournant dans le prise en charge du mélanome avec un taux de réponse rapide et élevé. Cependant seule une minorité de patients (environ 20 à 25%) en tire un bénéfice prolongé avec des durées de réponse parfois très longues nous faisant parfois douter de la pertinence du maintien de la thérapie ciblée. Devant le risque de récidive à l’arrêt, le traitement est le plus souvent poursuivi jusqu’à éventuel échappement mais est ce la bonne stratégie ?? Des études de vraies vies sur les longs répondeurs à la TC comme celle présentée dans cet article sont nécessaires pour nous apporter des éléments de réflexion.Membres, connectez-vous
L’ADN circulant pour détecter la rechute précoce ou la maladie résiduelle dans le mélanome
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 30/04/2026
Cette étude s’intéresse la fragmentation de l’ADN circulant (cfDNA ) comme biomarqueur sanguin chez les patients atteints de mélanome. Lorsque des cellules tumorales meurent, elles libèrent de petits fragments d’ADN dans le sang. La taille et la répartition de ces fragments peuvent donner des informations sur la présence et l’activité d’un cancer.Membres, connectez-vous
Faut il faire des imageries aux mélanomes à haut risque de récidive ?
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 16/04/2026
L’imagerie dans le suivi des mélanomes à haut risque de récidive s’est imposée dans nos pratique par analogie aux patients métastatiques, mais aucune preuve n'existe montrant que cela améliore la survie.Membres, connectez-vous
Risque de cancer cutané chez les patients atteints de maladies inflammatoires chronique : vers un dépistage ciblé ?
Par : Marie Boileau
Parution : 16/04/2026
Les maladies inflammatoires chroniques immunitaires (IMID), incluant la polyarthrite rhumatoïde, les spondyloarthrites et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), sont associées à un risque accru de cancers, notamment cutanés. Ce risque résulte d’un double mécanisme : l’inflammation chronique et l’exposition à des traitements immunosuppresseurs. Les carcinomes basocellulaires et épidermoïdes représentent la grande majorité des cas, tandis que le mélanome, plus rare.Membres, connectez-vous
Association cryothérapie et tirbanibuline pour le traitement des champs de kératoses actiniques chez les greffés d’organes
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 16/04/2026
Les patients transplantés d'organes solides (SOTRs) sont à sur-risque de kératoses actiniques (KA) et de carcinomes épidermoides; ils ont, par ailleurs, 32 fois plus de risque de transformation de leurs KA en carcinomes invasifs que le reste de la population.Membres, connectez-vous
La dermatoscopie pour détecter les mélanomes à risque de progression métastatique
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 16/04/2026
Les outils actuels de pronostic du mélanome (épaisseur de Breslow, ulcération histologique) restent imparfaits pour prédire le risque réel de métastases, notamment aux stades précoces.Membres, connectez-vous
Le nicotinamide est-il vraiment intéressant pour la prévention des carcinomes cutanés ?
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 16/04/2026
L’intérêt de l’utilisation du nicotinamide (vitamine PP ou B3) en prévention secondaire de carcinome cutané a été montré dans une étude randomisée en double aveugle réalisée sur 386 patients1 mais cet intérêt n’était pas retrouvé dans une autre étude portant sur une population spécifique de greffés d’organe2. Des données en vraie vie sur un plus large éventail de patients parait nécessaire pour confirmer ces résultats d’autant plus que ce traitement n’est pas remboursé en France notamment.Membres, connectez-vous
Intérêt du dosage des anticorps dirigés contre le polyomavirus dans la surveillance du carcinome de Merkel
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 16/04/2026
Le carcinome de Merkel (CM) est une tumeur de potentiel agressif avec une survie à 5 ans de 35 %, en rapport avec un taux de récidive de 40 % après la prise en charge initiale. Une surveillance clinique mais aussi paraclinique est recommandée principalement dans les 3 premières années.Membres, connectez-vous
Le TVEC : une future option thérapeutique pour les carcinomes épidermoïdes cutanés ?
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 16/04/2026
L'incidence des carcinomes épidermoides cutanés (cSCC) est croissante ; le traitement standard actuel est l'exérèse chirurgicale complète. Cependant, certains de ces cSCC sont finalement à faible risque évolutif et pourraient peut-être bénéficier uniquement de traitements locaux moins invasifs.Membres, connectez-vous
Efficacité et tolérance de la dose inversée d’ipilimumab et nivolumab dans le mélanome métastatique
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 02/04/2026
A l’heure actuelle, le traitement par nivolumab 1 mg/kg +ipilimumab 3 mg/kg (dite dose standard) est le traitement de 1ère intention dans le mélanome, suite aux résultats à long terme de l’étude CheckMate 067 montrant un taux de survie de 52% à 10 ans, aux prix cependant d’une toxicité importante (plus de 60% d’effets secondaires de grade 3 ou 4). L’étude CheckMate 511 a comparé cette dose standard à la dose dite inversée (nivolumab 3 mg/kg +ipilimumab 1 mg/kg) montrant un taux de réponse objectif respectif de 51% et 46% mais avec un taux d’effet secondaire de grade 3 ou 4 de seulement 34% dans le groupe dose inversée. Cependant, ces résultats n’ont pas permis l’AMM de cette dose inversée dans le mélanome, contrairement à d’autres cancers.Membres, connectez-vous
Y a-t-il un lien entre mélanome et tatouage
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 02/04/2026
De plus en plus de personnes se font tatouer actuellement à travers le monde ; cependant, les effets à long terme sur la santé des tatouages sont peu connus.Membres, connectez-vous
Toxicité cardiaque des inhibiteurs de BRAF/MEK : restons prudents sur la surveillance
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 02/04/2026
La toxicité cardiaque des thérapies ciblées inhibitrices de BRAF/MEK (TC) est classique nécessitant un monitoring par ECG réguliers pour l’allongement du QT et des échographies cardiaques systématiques pour dépister une éventuelle diminution de fraction d’éjection. Une meilleure connaissance de l’incidence des effets secondaires et des facteurs de risque paraît nécessaire pour bien informer nos patients, optimiser la communication entre onco-dermatologue et cardiologue sur cette surveillance qui peut parfois paraître lourde et permettre la détection précoce éventuelle de cette toxicité cardiaque.Membres, connectez-vous
La transcriptomique dans les Merkel, à la recherche de nouvelle cibles thérapeutique
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 02/04/2026
Dans cet article très fondamental les auteurs démontrent que le MCC n’est pas biologiquement homogène.Membres, connectez-vous
Épidémiologie des Carcinomes de Merkel comparée à celle des mélanomes dans la base SEER
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 02/04/2026
Cet article s’intéresse à la comparaison de l’épidémiologie des carcinomes à cellules de Merkel (MCC) et du mélanome cutané aux États-Unis entre 2000 et 2021 à travers l’analyse des registres SEER, représentant environ 48 % de la population américaine.Membres, connectez-vous
Mélanome après traitement par anti-PD-1 : résultats à 10 ans
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 02/04/2026
La prescription d’anti-PD-1 dans le mélanome métastatique a révolutionné sa prise en charge permettant notamment une rémission prolongée chez un certain nombre de patients. Le problème de la toxicité séquellaire peut alors se poser avec un vrai enjeu sur la qualité de vie à long terme chez ces patients. C’est la question posée par cette étude qui évalue cette population de longs survivants.Membres, connectez-vous
Prevention and management of cutaneous immune-related adverse events: EADV Task Force statement
Par : Davide Fattore, Zoe Apalla, Azael Freites-Martinez, Nello Tommasino, Vasiliki Nikolaou, Giuseppe Lauletta, Ariadna Ortiz-Brugues, Pietro Sollena, Michela Starace, Nuno Miguel Preto Gomes, Dimitra Koumaki, Emmanuelle Vigarios, Lukas Kraehenbuehl, Katerina
Parution : 24/03/2026
Cancer immunotherapy, particularly immune checkpoint inhibitors (ICI), has revolutionized oncology treatment by leveraging the immune system to recognize and eliminate cancer cells. However, despite its efficacy, immunotherapy may induce immune-related adverse events (irAEs), including dermatological events, that can range from mild rashes to severe life-threatening conditions such as toxic epidermal necrolysis. This paper aims to explore and analyse the preventive measures for cutaneous irAEs (cirAEs). By identifying risk factors, recognizing early signs and implementing preventive strategies, healthcare professionals can significantly mitigate the severity of irAEs, thereby improving patient outcomes and quality of life.Membres, connectez-vous
Comparative effectiveness of first-line anti-PD-1 versus cetuximab in advanced cutaneous squamous cell carcinoma: A nationwide population-based study using the French national health data system
Par : Dr Quentin Samaran, Dr Thomas Bettuzzi, Pr Emilie Sbidian
Parution : 23/03/2026
Anti-PD-1 agents have demonstrated meaningful response rates in single-arm trials for advanced cutaneous squamous cell carcinoma (acSCC). However, no randomised or large-scale real-world studies have directly compared their effectiveness with cetuximab, used alone or in combination with chemotherapy, which has long been used off-label as first-line systemic therapy in this setting. This study compared survival outcomes with first-line anti-PD-1 therapy versus cetuximab using French nationwide data. Methods: We conducted a retrospective nationwide population-based cohort study of the French national health data system (SNDS). Adults with acSCC initiating first-line systemic therapy between 2017 and 2023 were included; those with alternative diagnoses or prior systemic therapy were excluded. The primary endpoint was overall survival (OS); the secondary endpoint was switch-free survival (SFS), used as a proxy for progression-free survival. Cox models with stabilised inverse probability of treatment weighting were used. Predefined subgroup and sensitivity analyses were performed. Results: Among 3006 patients (median age, 80 years; 74 % men), 2115 received anti-PD-1 (587 cemiplimab, 1118 pembrolizumab, 410 nivolumab) and 891 cetuximab. Median OS was 26 months with anti-PD-1 versus 14 with cetuximab (weighted HR, 0.79; 95 % CI, 0.69–0.90; p < 0.001). Median SFS was 22 versus 8 months (weighted HR, 0.59; 95 % CI, 0.52–0.67; p < 0.0001). Results were consistent across age, sex, and anti-PD-1 subgroups. Conclusions: First-line anti-PD-1 therapy significantly improved overall and switch-free survival compared with cetuximab, used alone or in combination with chemotherapy. These findings provide robust real-world evidence supporting anti-PD-1 agents as the preferred first-line systemic treatment for acSCC in dermatologic oncology practice.Membres, connectez-vous
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