Publications du GCC
L'espace médecins du GCC
Retrouvez ici l’actualité scientifique en onco-dermatologie analysé par des experts. Nous remercions Eve Desmedt, Nora Kramkimel et Marie Boileau pour leurs éclairages.
5-FU topique par rapport à la chirurgie pour le traitement des maladies de Bowen
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 09/07/2026
Les maladies de Bowen (ou carcinomes épidermoïdes in situ) ont un risque d'évoluer vers un carcinome épidermoïde invasif évalué entre 3 et 5%. Le traitement de référence reste l'exérèse chirurgicale complète ; mais des traitements moins invasifs sont nécessaires en cas de lésions de grande taille et/ou chez des patients âgés et/ou polypathologiques avec comorbidités.Membres, connectez-vous
Évaluation de la fonction gonadotrope chez les femmes traitées par anti-PD-1
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 09/07/2026
L’utilisation des anti-PD-1 a révolutionné la prise en charge du mélanome tant en situation néoadjuvante et adjuvante que chez les patients métastatiques. La tolérance est le plus souvent très bonne mais certains effets secondaires à long terme, principalement endocriniens, peuvent être problématiques surtout chez les patients jeunes et en situation adjuvante. Se pose, dans ce cadre, la question de l’impact potentiel des traitements sur la sphère gonadotrope et notamment sur la fécondité particulièrement chez les femmes chez qui la préservation de fertilité est beaucoup plus problématique. Cette étude évalue de manière prospective et longitudinale la fonction ovarienne chez les femmes traitées par anti PD-1 en adjuvant.Membres, connectez-vous
Vers un repositionnement des anti-paludéens dans le mélanome ?
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 09/07/2026
Cette reseach letter explore l’atovaquone (ATO), inhibiteur de la phosphorylation oxydative (OXPHOS) déjà approuvé en clinique, comme nouvelle stratégie métabolique dans le mélanome. Les mélanomes conservent une dépendance fonctionnelle à l’OXPHOS, impliquée dans la progression tumorale et les mécanismes de résistance thérapeutique.L’objectif était de déterminer si l’ATO pouvait induire une reprogrammation métabolique délétère pour les cellules de mélanome, en perturbant la respiration mitochondriale tout en limitant la toxicité observée avec d’autres inhibiteurs métaboliques.Membres, connectez-vous
Tolérance en vie réelle du sonidegib
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 09/07/2026
Le sonidégib et le vismodegib sont des inhibiteurs de la voie de signalisation Hedgehog, indiqués dans le traitement des carcinomes baso-cellulaires localement avancés qui ne relèvent pas d'une chirurgie curative ou d'une radiothérapie. Ces traitements sont connus pour avoir un certain nombre d'effets secondaires, qui peuvent parfois être sévères et nécessiter un arrêt transitoire ou définitif du traitement. Cet article présente les effets secondaires du sonidegib rapportés en vie réelle depuis sa mise sur le marché en 2015 via la "FDA Adverse Event Reporting System".Membres, connectez-vous
L’ipilimumab en intra tumoral pour limiter la toxicité de la combinaison Ipilimumab + Nivolumab
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 09/07/2026
L’essai NIVIPIT est une étude multicentrique randomisée de phase Ib évaluant l’intérêt d’un faible dosage d’ipilimumab administré par voie intratumorale (IT), combiné au nivolumab intraveineux (IV), afin de maintenir l’efficacité antitumorale tout en réduisant la toxicité systémique immunologique.Membres, connectez-vous
Etude prospective sur le pronostic des carcinomes annexiels à partir de la base CARADERM
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 09/07/2026
La classification des carcinomes cutanés annexiels est complexe et très hétérogène. Le pronostic est très variable selon le type de lésions et mal connu. Les difficultés diagnostiques en anatomopathologie et la rareté de ces tumeurs n’ont pas permis jusqu’ici d’avoir des recommandations très pertinentes sur leur suivi et leur prise en charge. Le but de cette étude et de nous éclairer sur le risque de récidive selon le type de tumeur pour permettre d’adapter de façon optimale la prise en charge thérapeutique et la surveillance.Membres, connectez-vous
Mosperafenib : nouvel anti BRAF paradox breaker ?
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 25/06/2026
Les mutations BRAF V600 constituent des drivers oncogéniques majeurs dans plusieurs cancers. Les inhibiteurs de BRAF actuels (vemurafenib, dabrafenib, encorafenib) sont limités par des mécanismes de résistance et une activation paradoxale de la voie MAPK. Le mosperafenib est un inhibiteur de nouvelle génération dit “paradox breaker”, conçu pour éviter cette activation et pénétrer le système nerveux centralMembres, connectez-vous
Immunothérapie chez les patients gériatriques : étude de vraie vie sur 10 ans
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 25/06/2026
En raison de l’efficacité et de la relative bonne tolérance des immunothérapies (IT) utilisées dans le cadre du traitement du mélanome avancé, ces traitements sont parfois proposés à des patients âgés voire très âgés pouvant alors poser la question du rapport bénéfice/risque. De plus les données spécifiques sur la tolérance et l’efficacité des IT chez les patients gériatriques sont souvent partielles et des études de grande ampleur sont nécessaires pour nous aider dans nos choix thérapeutiques dans cette population.Membres, connectez-vous
Données d’efficacité à long terme du cemiplimab dans le traitement des carcinomes épidermoïdes
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 25/06/2026
Les résultats finaux (avec un délai de suivi médian de 42.5 mois) de l’essai de phase 2 EMPOWER-CSCC-1 ont permis l’autorisation de mise sur le marché du cemiplimab (anticorps monoclonal anti-PD-1) pour le traitement des carcinomes épidermoïdes cutanés localement avancés et métastatiques.Membres, connectez-vous
Encore une place pour le GS dans le mélanome
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 25/06/2026
La technique du ganglion sentinelle (GS) est une procédure standard de stadification dans le mélanome cutané localisé avec indice de Breslow > 1mm, permettant d’identifier précocement les métastases ganglionnaires. Si son rôle pronostique est bien établi (N de la classification TNM), son bénéfice sur la survie spécifique est débattu.Membres, connectez-vous
Sur-risque de mélanome en cas d’antécedents de cancers pédiatriques
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 25/06/2026
Grâce aux progrès médicaux, les personnes ayant eu un cancer pendant leur enfance/adolescence, vivent actuellement de plus en plus longtemps. Il est bien connu que suite aux différents traitement reçus (chimiothérapie et radiothérapie), il existe un sur-risque de développer un cancer ultérieurement.Membres, connectez-vous
Comparaison indirecte entre les anti-PD-1 et le cetuximab dans le CE avancé
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 25/06/2026
Les anti-PD-1, notamment le cemiplimab validé dans cette indication, ont montré une très bonne efficacité dans la prise en charge du carcinome épidermoïde (CE) avancé. Cependant le cemiplimab n’avait pas été comparé à un autre traitement dans cette indication et c’est l’étude TOSCA de comparaison indirecte du cemiplimab avec la chimiothérapie, suggérant un bénéfice en survie globale (réduction du risque de décès de 43 %, HR = 0,57 ; IC95% : [0,45 ; 0,73], p<0,0001), et en survie sans progression (réduction du risque de progression ou de décès de 43%, HR=0,57 ; IC95%: [0,43 ; 0,76], p=0,0001) en faveur du cemiplimab, qui a permis d’obtenir un remboursement en France.Membres, connectez-vous
Variabilité génotypique et phénotypique du syndrome de Gorlin
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 13/05/2026
Le syndrome de Gorlin est une pathologie rare mais qui pose un vrai problème de prise en charge en dermatologie du fait de la survenue de carcinome basocellulaires multiples. De récentes recommandations publiées en 2022 dans le British Journal of Dermatology sur le diagnotic et le suivi ont été proposées par une équipe multidisciplinaire néérlandaise et proposent en particulier un suivi cérébral différent selon le type de mutation (PTCH1 ou SUFU) mettant en évidence une hétérogénéité dans les présentations de cette pathologie. Une meilleure connaissance des types génétiques et cliniques est indispensable pour une prise en charge optimale de cette pathologie complexe.Membres, connectez-vous
Des petites doses d’anti PD-1 plutôt que de la chimio ?
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 13/05/2026
L’essai clinique de phase III DELII évalue l’efficacité et la tolérance d’une immunothérapie à dose ultra-faible chez des patients atteints de tumeurs solides avancées en situation de rechute ou réfractaires aux traitements standards. Les anti-PD-1 ont un coût élevé qui limite leur accessibilité et des données pharmacodynamiques suggèrent qu’une saturation des récepteurs PD-1 peut être obtenue avec des doses bien inférieures aux doses standards actuellement utilisées.Membres, connectez-vous
Association pembrolizumab et lenvatinib en vraie vie pour les mélanomes réfractaires
Par : Dr Eve DESMEDT
Parution : 13/05/2026
Le traitement de 2e ligne des patients atteints d’un mélanome avancé BRAF non muté réfractaire à l’immunothérapie (IT) reste un vrai challenge avec des options assez décevantes. Pour les patients n’ayant pas de cible moléculaire ou ne pouvant bénéficier d’un essai thérapeutique, la question de l’association pembrolizumab/lenvatinib se pose fréquemment suite aux données de l’essai LEAP-0041(taux de réponse objectif de 21%). Mais quelle est l’efficacité et la tolérance de cette combinaison en vraie vie ? Est-il raisonnable de proposer ce traitement chez des patients de très mauvais pronostic. Cette étude européenne tente de réponse à ces questions.Membres, connectez-vous
Pas de différence significative d’efficacité entre encorafenib+binimetinib et dabrafenib+trametinib
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 13/05/2026
La thérapie ciblée associant un inhibiteur de BRAF et un inhibiteur de MEK fait partie des traitements de référence pour les patients avec un mélanome métastatique porteur d'une mutation BRAF ; bien qu'à l'heure actuelle, il soit utilisé majoritairement en 2ème ligne après échec de l'immunothérapie. Plusieurs associations sont disponibles et la question est de savoir s'il existe une différence d'efficacité entre elles, notamment car l'encorafenib a demi-vie plus longue que le dabrafenib d'où l'hypothèse que cela pourrait se traduire par une efficacité clinique supérieure.Membres, connectez-vous
Déception des anti-TIGIT couplé aux anti-PD-1
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 13/05/2026
Les anti-PD-1 ont une AMM et un remboursement dans le mélanome réséqué de stade IIB-IV, avec un bénéfice démontré en survie sans récidive mais pas en survie globale.Membres, connectez-vous
Nécessité d’un contrôle local hépatique dans le mélanome uvéal ?
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 13/05/2026
Le mélanome uvéal est caractérisé par sa capacité à donner des métastases hépatiques marquées par un pronostic défavorable.Membres, connectez-vous
Le ruxolitinib (anti-JAK) topique, un traitement à discuter en cas d’effet secondaire cutané immuno-induit cortico-résistant ?
Par : Dr Nora KRAMKIMEL
Parution : 13/05/2026
Les effets secondaires cutanés immuno-induits sont parmi les effets secondaires les plus fréquents survenant sous immunothérapie. Dans la majorité des cas, un traitement par dermocorticoïdes est suffisant ; de temps en temps, il est nécessaire de prescrire un traitement systémique immunosuppresseur qui pourrait compromettre l’efficacité anti-tumorale de l’immunothérapie.Membres, connectez-vous
L’ADN circulant pour détecter la rechute précoce ou la maladie résiduelle dans le mélanome
Par : Dr Marie BOILEAU
Parution : 30/04/2026
Cette étude s’intéresse la fragmentation de l’ADN circulant (cfDNA ) comme biomarqueur sanguin chez les patients atteints de mélanome. Lorsque des cellules tumorales meurent, elles libèrent de petits fragments d’ADN dans le sang. La taille et la répartition de ces fragments peuvent donner des informations sur la présence et l’activité d’un cancer.Membres, connectez-vous
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